Michael Bauswein photographe - le blog
"Photographier le monde, la vie, les gens..."

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lundi 12 octobre 2009

Déclaration...

     

Retrouvé aussi dans mon fatras de papiers en tout genres. Vestige de l'époque où je savais être amoureux...

Déclaration

Un mot que l'on dépose,
Dans le creux d'une oreille,
Comme un pétale de rose,
Imbibé de soleil,
Et le souffle du vent,
Qui est venu le chercher,
Le porte doucement,
Le dépose tes pieds.

Un sujet et un verbe,
Et toi pour les unir,
Un espoir et un rêve,
Trois mots pour te les dire.
Je t'aime.

Quelques lettres trop usées,
Qu'on voudrait rafraîchir,
Que les autres ont données,
Parfois sans réfléchir.
Cette petite phrase,
Qu'on entend dix mille fois,
Incontournable case,
D'un amour, jeu de l'Oie.

Un sujet et un verbe,
Et toi pour les unir,
Un espoir et un rêve,
Trois mots pour te les dire.
Je t'aime.

Un mot que l'on dépose,
Dans le creux d'une oreille,
Comme un pétale de rose,
Imbibé de soleil,
Et cet instant fragile,
Où l'attente est cruelle,
Où d'un baiser agile,
L'autre la rend si belle.

Un sujet et un verbe,
Et toi pour les unir,
Un espoir et un rêve,
Trois mots pour te les dire.
Je t'aime.

dimanche 11 octobre 2009

L'intrus

     

En préparant mes cartons pour mon grands départ, j'ai retrouvé plusieurs bouts de feuilles, d'enveloppes, brouillons sur lesquels j'avais grifonné des vers. Et je sais pas pourquoi, c'est loin de la photo, mais j'ai eu envie de les partager ici. Probablement une façon de les faire exister, de les sauvegarder quelque part...

L'intrus

Etre assis dans un coin,
Et le regarder faire,
Sortir son baratin,
Ses histoires mensongères,
Pour l'amener dans son lit,
Seulement pour cette nuit.

La regarder de loin,
Céder ses avances,
Et serrer juste le poing,
D'un geste d'impuissance,
Etre comme un spectateur,
Dont on arrache le coeur.

Regarder ce baiser,
Dont on a tant rêvé,
Donner cet intrus,
Qui n'en veut qu' son cul,
Serrer le poing encore,
Tellement, tellement plus fort.

Voir ces mains baladeuses,
Ne chercher de son corps,
Que les courbes généreuses,
S'y glisser sans effort,
D'un geste habitué,
A ne rien respecter.

Etre assis dans un coin,
La voir s'abandonner,
Frémir dans d'autres mains,
Qui ne l'ont pas aimée,
Et qui le jour suivant,
Seront parties lâchement.

Et rester juste l ,
La regarder partir,
Avec cet autre gars,
Qui a su la séduire,
La suivre du regard,
Et lui dire au revoir.

La regarder encore,
Passer devant la vitre,
N'avoir que des remords,
Des regrets qui m'habitent.
Dans les affaires du coeur,
Vivent les baratineurs !